juin 20, 2018

LA PLAGE DU ROI GRADLON

La mer sur les rochers
me parle souvent de toi
de tes cheveux au vent
sur la plage du Roi (*)

Le souffle de l'océan
vocifère à la pointe
dans le vif tournoyant
des abyssales plaintes

La mer sur les rochers
murmure des mots doux
elle te retrouve penché
sur les galets, au bout

Le souffle sur l'océan
par soubresauts, expire
étrange pincement
aux cordes d'une lyre

La mer sur les rochers
me parle encore de toi
fait naître ton reflet
l'empreinte de tes pas

(*) référence fait au roi Gradlon et à la Baie des Trépassés.

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juin 14, 2018

CHATEAU DE TREVAREZ - EXPOSITION TEMPORAIRE ( SUITE)



Au coeur de l' immense parc, rencontre avec des femmes aristocrates
d' autrefois...
Nous pouvons aisément imaginer combien devait être long, le temps de pause,  pour obtenir ce résultat ! magnifique à l' oeil nu !



Toujours cette tonalité de rouge... comme tous les bancs du lieu...


Cette dernière peinture a ma préférence !




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CHATEAU DE TREVAREZ - EXPOSITION TEMPORAIRE


 

Voyage dans le temps, dans l' Histoire, au coeur d' une nature verdoyante et colorée ...


Voyage par l' imagination 
à la vue de cette forêt 
sculptée, dans le carton, par l' artiste Eva JOSPIN  et déployée sur 360 °.





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juin 11, 2018

QUAND TU ES CET HOMME TENDRE

Quand ton baiser se pose
en douceur, sur mon cou
que ta barbe éclose
vient effleurer ma joue
quand fleurit la tendresse
dans le champ de la vie
que l'unique promesse
est celle d'aujourd'hui
quand ta bouche se pose
en douceur, sur mon front
colorant mille choses
mes chemins à foison
quand tu es cet homme tendre
pour lequel mon coeur bat
à travers les méandres
de la vie, ici-bas
quand ta main prend la mienne
comme cela, sans raison
qu'elle la fasse aussi tienne
sans aucune façon
quand tes lèvres se posent
comme des petits papillons
sur ma joue toute rose
sous les vents polissons
quand tes mains me retiennent
et retiennent l'instant
et qu'ensuite, l'une vienne
dans ma poche, sans façon
quand tu es cet homme tendre
pour lequel mon coeur bat
quand l'amour peut attendre
de flamber sous les draps

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juin 04, 2018

SOUS LES CHANTS DES GRILLONS

La nature crépite
sous les chants des grillons
une chaude musique
fissure l' air à foison
le vent tiède me frôle
tourne autour de mon cou
des chevilles, des épaules
tel un souffle andalou
Le soleil éclabousse
ce chemin près de la mer
et l' enfant qui rebrousse
le sentier de travers
L' océan qui ondule
dans son jean bleuté
fait danser le grenat
de la voile déployée
Mon regard qui s' arrête
sur le jaune des genêts
s' invitant en poète
dans les ors de l' été

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mai 20, 2018

IMAGES D' ICI




Ici, au bout du monde

en Finistère Sud



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Au-dessus d'une mer d'huile, le ciel était strié de légéreté.
Sur le sable, tout était nonchalance et abandon. Un recueil reposait sur le ventre, donnant corps à une serviette de plage.Il attendait que le nageur reprenne le cours de son histoire.

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 Nos étés bleus à la bouille ronde de water-melon

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mai 12, 2018

JE ME SOUVIENS

Je me souviens
il y a 1000 ans
par tous les pores de ma peau
ton âme, je la reconnais
au-delà du temps et des mots

Souvent rêvé te reconnaître
longtemps imaginé tes pas
je suis une femme en terre celte
sur le chemin, je t'aperçois

Elle fut longue la route
qui me ramène jusqu'à toi
parsemée aussi de doutes
en ses soleils, en ses frimas

Il a fallu bien du courage
et bien des vies de solitude
pour affronter tous les orages
et retrouver ton firmament


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mai 11, 2018


Aller quérir encore
tel un fou chercheur d' or
les pépites de feu
de nos rêves en bleu


Extirper tous les mots
fouiller encore plus loin
parcourir nos chemins
nos dédales intérieurs

En découvrir une rose
une tendresse au matin
la dessiner en prose
de l'amour dans nos mains



mai 04, 2018

LA CRIQUE



La promeneuse s'assit sur un rocher  légèrement humide. Elle sut exactement où se placer pour accueillir et humer les embruns. Le soleil filtrait entre les résineux et les persiennes claires, à demi entr'ouvertes, de son regard.Une lumière naturelle sublimait la crique en l' auréolant.
La mer et le sable étaient parés de confettis lumineux. Un voilier projetait au loin, vers un ciel encré de bleu, son mât en spruce.
La promeneuse connaissait bien les lieux. Elle aimait se retrouver, en cet écrin sauvage, loin de toute vie artificielle.
Jeanne était viscéralement de cette terre, de cet océan, qui l'avaient vue naître puis enfanter. Ils se ressemblaient tant ! une même nature rebelle et indomptable.
Jeanne s' imprégnait des lieux, recueillant avec une sensualité discrète l'écume du jour. Une  mouette, prenant la bolée, traversa joyeusement son regard qui se teinta, en pleine maturité, de la couleur vive de l'enfance.

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mai 02, 2018