août 02, 2017

LETTRE À UN PASSANT

Tu ne peux renier ce temps où "par-delà les lacs et les montagnes" dans un de ces wagons aux visages anonymes, tu as rejoint, avec un sourire enchanteur, mon pays, celui de Nolwenn.
Posé tes pas fermes sur la terre où je suis née : celle de mes ancêtres aux prunelles nobles.
Laissé tes empreintes sur nos grèves, rondes de galets.
Quitté ta capitale et ses hautes tours pour humer l'air iodé et bienfaisant de nos solides rivages bretons.
Délaissé ta bruyante métropole pour t'aventurer, âme au vent, sur la mystérieuse plage du Roi Gradlon, rouge de son Histoire et de ses pierres polies par le mouvement incessant des marées.
Voyageant, sous un ciel de granit, à travers les légendes de la Forêt du Huelgoat.
Caressant de ton regard, sous les cris enfantins des mouettes, "Belle-Ile en mer" la convoitée.
Toi, le passant qui m'a vêtue de mots d'amour aux nuances aquarelle
quand la lumière du jour teintait, jolie et naturelle, les courbes vallonnées de l'Aven et les bruns de ton regard.


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