novembre 12, 2017

ECRIT EN PROSE

La femme se tenait là, au pied de la montagne, l'ascenseur de son oeil grimpait jusqu'au sommet. 
Elle avait parcouru, des plaines, des collines, de grandes villes nues, des mers inconnues. Posé parfois bagages, semé de ses mains larges, avait aussi connu la grêle et les orages, le grand désert à vue, l'arrondi d'un mirage. Elle avait parcouru, d'un pas léger ou lourd, le chemin d'une vie parsemée de détours. Accroché son regard à la couleur du ciel , à la fleur jolie où butinait l'abeille ou à celui d'un homme qui disait : « tu es belle ». Arrimé son sourire à celui d'un enfant, aux journées cristallines, où le soleil est grand. Accroché son chapeau, au bois chaud d'un ponton, en plongeant les cheveux dans la mer-océan.
La femme se tenait là, au pied de la montagne, l'ascenseur de son oeil descendit jusqu'à terre. 
Elle s'assit doucement, recueillit la lumière, de l'astre, dont les bras rayonnaient de chaleur. Elle aperçut alors, au raz même de la terre, sa vie qui défilait en mordillant le temps, bien avant que l'oiseau l'emprisonne de ses serres, elle saisit au sommet le beau paradis blanc.



⊙⊙⊙⊙⊙⊙⊙


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire