Billets d' humeur

  Un collège quimpérois...

Les postes de contractuels sont gérés par le Conseil Général du Finistère.

Lorsque nous observons un paysage, nous partons d'un certain angle pour le faire, d'une certaine perspective.

Le regard qui restitue cet état des lieux est celui d'une femme employée comme contractuelle : constat de dégénérescence d'un certain monde du travail, ce monde dit moderne.

Qui dit emploi contractuel sous-entend : précarité, malléabilité et transparence.

La contractuelle investit un territoire déjà conquit de longue date. Difficile dans ce cas de figure de se faire une place au milieu des titulaires et contractuels habitués !


Les premiers jours, elle est accueillie par de grands sourires, appâtée. Puis vicieusement le ton et la donne changent. Un autre son de cloche se fait entendre.


Épiée dans ses moindres gestes, des remarques incessantes tombent afin de la décrier et la "casser". La première fois, la contractuelle relativise en se disant que sa collègue est de mauvaise humeur et que cela passera. Mais non... Quand ce n'est pas l'un, c'est l'autre. Jamais rien ne va et pourtant la contractuelle a le sentiment de faire son travail en toute conscience, au mieux de ses possibilités. Elle subit alors une forme de supplice chinois qui peut être déstabilisant. La contractuelle a intérêt à savoir qui elle est, à bien se connaître, n'étant pas reconnue !


Naît alors, face aux piques de certains agents titulaires, un sentiment de malaise et d'injustice surtout lorsque ces agents jouent au "petits chefs" et se permettent de faire preuve d'autorité mal placée. Confusion des genres où quelques-uns se positionnent selon leur bon vouloir, leur humeur du moment, utilisant les failles "copinage "de l'appareil hiérarchique.

L'expérience professionnelle, de longue date, au sein d'un collège, ne justifie pas tout. Même si certains sont en état de mal-être intérieur. Nous avons tous, plus ou moins, nos soucis. Nous ne les faisons pas payer aux autres. C'est une question d'équilibre et de bon sens. C'est une question de justice.


La contractuelle a été mandatée pour seconder des personnes et les soulager dans l'accomplissement de leurs tâches. Mais il semblerait bien que cela échappe à la conscience, vu la teneur et l'agressivité de certains propos. Détruire, toujours détruire, pour se donner de l'importance.


Devant la défaillance hiérarchique, certains agents font leur loi, en toute impunité. Monde cannibale. Il est toujours plus aisé de s'en prendre à ceux dont le statut est plus fragile. Micro société à l'image de notre monde en déliquescence.


Lieu dévoué au « savoir» où s'entrecroisent des frustrations, femmes malléables et corvéables à merci suivant un schéma banalement classique.

N'est-ce-pas monsieur l' intervenant extérieur ? Vous avez été frappé par cet état de fait et l'avez souligné humainement. Vous vous reconnaîtrez en me lisant.

Constat d'un lieu, d'un milieu professionnel, parole qui se libère et libère car il convient que les choses soient dites. Trop de non-dits car la peur de perdre son travail ou de ne pas en retrouver musèle.

Mais peut-on vivre, toute sa vie, à l'ombre de soi-même ?

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JEUDI 11 NOVEMBRE 2010
MAIRIE DE QUIMPER

Lorsque nous entrons, dans la salle de réception de la mairie, elle est bondée. Le maire de Quimper a déjà entamé son discours. La guerre et ses conséquences, physiques, économiques, orphelins, gueules cassées, munition-nettes, femmes en charge de famille... Le préfet prend ensuite le relais pour y apporter sa note personnelle et parler de l'horreur de la guerre.

A l'issue des deux discours, un appel est lancé dans la salle. Il est demandé aux anciens combattants de s'avancer afin de recevoir un diplôme. Ils sont ensuite appelés par leur nom, suivant un ordre alphabétique. Les premiers sur la liste s'avancent, un à un. Certains, vu leur grand âge, ont des difficultés à marcher. Ils se dirigent lentement vers le noyau central.
Soudain, changement de programme, le maire décide que ce serait mieux, à chaque appel, que l'ancien combattant lève la main.
Je me crois dans une salle de classe. A chaque nom appelé, un bras se lève. Un sentiment de honte m'envahit.
Arrive le tour de mon père, Louboutin Corentin ! Mon père lève timidement une main. Je lui souffle à l'oreille, mais non papa ce n'est pas toi, ils n'ont pas dit, Hervé. Personne ne vient récupérer ce diplôme. D'autres noms défilent jusqu'à ce que la liste soit close.
Une voix lance : ceux qui n'ont pas reçu leur diplôme, vous pouvez vous avancer et venir le chercher.
Je sens la colère monter en moi. Voilà des hommes qui se sont battus pour la France, pour une certaine idée de la Liberté, certains dans l'armée régulière, d'autres, comme mon père, dans la Résistance. Ils ont donné de leur sueur, de leurs larmes, avec beaucoup de courage.
A la sortie de la cérémonie, mon fils de 17 ans me parle d'un manque de respect.
Une cérémonie impersonnelle, mal organisée. Une façon, bien cavalière, de rendre hommage à ceux qui ont défendu certaines valeurs, non seulement, pour eux-mêmes, leurs proches et leur pays, mais aussi pour les générations futures.
C'est toujours la même histoire qui se répète finalement.
Une reconnaissance qui n'en ai pas vraiment une, à 85 ans...

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