Sélection
Je suis un cri à brut porté par la passion de l'écriture. Dans ce monde bouffé par le matérialisme, le rêve, l'imaginaire, permettent d'ouvrir un espace de liberté où la pensée, tel un goéland ivre, exulte. Certains traduisent leurs songes, expriment leur sensibilité via une peinture, une sculpture, une musique. Peu importe le support où se rive et se livre une âme. L 'essentiel est d'aller au bout de soi-même, de s'exprimer dans la sincérité et d'apporter, en toute humilité, sa propre respiration, à la respiration du monde. Les mots qui sont donnés, ceux qui sont reçus, ont déjà entamé leur voyage. Ces mots authentiques qui relient les êtres de bonne volonté, de tous temps et de tous lieux, entre-eux. ~~~~~~
Et même le vent n'en a soufflé mot, appréciations de lecteurs
"Sans prévenir ta douceur s'est posée
et même le vent n'en a soufflé mot"
APPARTENANCE
Elle aimait cette idée d'appartenir à un homme. On eût dit que cela la rassurait.
Cela semblait paradoxal pour quelqu'une éprise d'indépendance et de liberté.
Appartenir à un homme était à ses yeux, une forme de reconnaissance, alors que pour tant d'autres cela correspondait à un esclavage. Elle devenait ainsi unique dans le regard de celui-ci. Comme il devenait, à nul autre pareil, dans le sien.
Les êtres, à l'époque actuelle, devenaient tellement interchangeables qu'ils se ressemblaient tous.
Elle adorait dire "mon homme". Il y avait dans ces deux mots quelque-chose de maternel et de sensuel, doux comme du miel.
Plus personne ne voulait appartenir à personne. Cela conduisait à une société soumise aux plaisirs immédiats, enfermée dans une dépendance compulsive, prisonnière d'elle-même.
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Mahmoud Chaid m'a fait l'honneur et l'amitié de mettre en musique et d'interpréter "Roses rouges pour toujours".
Monique Louboutin -Tous droits réservés
Les mots que vous lisez ici m' appartiennent.
Ils vivent sur ces pages, libres de votre lecture, mais protégés contre toute reproduction sans autorisation.
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