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Et même le vent n'en a soufflé mot, appréciations de lecteurs
et même le vent n'en a soufflé mot"
Sur les bords de l' Odet
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Mortelles existences
Dans l’ombre ancienne de nos légendes, les forces du destin veillent.
Ankou, Moires, fileuses de vie et de mort : leurs mains se rejoignent par-delà les mers et les siècles.
Ce poème est une traversée de leurs royaumes — là où chaque souffle, chaque fil, s’écrit déjà sur la toile du monde.
Aussi sombres que l’Ankou de nos terres celtiques,
Aussi vieilles que nos mers, nos lunes, nos soleils,
Aussi noires que les Moires de la Grèce antique,
Que celles de désespoir, des blanches contrées nordiques.
De vos mains toutes-puissantes, filandières habiles,
De toute vie naissante, vous déroulez les fils.
Maîtresses du destin, fatales prêtresses,
Dont les têtes bandées tranchent à volonté.
Nous préférons l’Ankou et sa faux voyageuse,
Qui, dans un galop fou, annonce la faucheuse.
Le bruit de ses sabots sur nos terres résonne,
Et contre les volets clos vient mourir son fantôme.
Maîtresses du destin, fatales prêtresses,
Dont les sombres desseins trahissent nos faiblesses.
Mortelles existences, pour toujours enrôlées
Aux mythes, à l’essence de nos corps passagers.
Mahmoud Chaid m'a fait l'honneur et l'amitié de mettre en musique et d'interpréter "Roses rouges pour toujours".

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