Je suis un cri à brut porté par la passion de l'écriture. Dans ce monde bouffé par le matérialisme, le rêve, l'imaginaire, permettent d'ouvrir un espace de liberté où la pensée, tel un goéland ivre, exulte. Certains traduisent leurs songes, expriment leur sensibilité via une peinture, une sculpture, une musique. Peu importe le support où se rive et se livre une âme. L 'essentiel est d'aller au bout de soi-même, de s'exprimer dans la sincérité et d'apporter, en toute humilité, sa propre respiration, à la respiration du monde. Les mots qui sont donnés, ceux qui sont reçus, ont déjà entamé leur voyage. Ces mots authentiques qui relient les êtres de bonne volonté, de tous temps et de tous lieux, entre-eux. ~~~~~~
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Et même le vent n'en a soufflé mot, appréciations de lecteurs
"Sans prévenir ta douceur s'est posée
et même le vent n'en a soufflé mot"
et même le vent n'en a soufflé mot"
Sur les bords de l' Odet
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La vieille photo jaunie
Dans ma main gauche tendue, une photo de classe jaunie me ramène au printemps de ma vie. Sur celle-ci, nous sommes vêtues de strictes blouses grises.
Cheveux à la garçonne, la tête inclinée, je souris de manière provocatrice. Mon attitude détonne au sein de ce groupe sage et figé.
Je fais un pied de nez à "dame convenance". Cette dernière, personnalisée par l'institutrice qui, peu de jours auparavant, m'a humiliée sur l'estrade. Cette "sadique" m'a glissée la culotte pour m' administrer une bonne fessée. Rouge de honte, devant les regards médusés, craintifs ou jubilatoires, j'ai perdu la face. L'institutrice a mis en scène la punition, m'a allongée sur ses genoux, cela pour un simple haussement d'épaule.Il ne manquait plus que les projecteurs.
J'ai plié, pas cassé. La preuve, ce sourire insolent qui fait désordre dans l'ordre établi. La réponse est barrée, en lettres d'or, sur mon visage. Elle commence par la lettre m...
C'est décidé, garçon manqué, je serai !
J'irai courir dans les prairies, grimper en haut des arbres, faire le cochon pendu, nager dans les ruisseaux avec les petites sangsues qui s'accrochent aux jambes. Je porterai des pantalons que je retrousserai légèrement pour gambader dans les flaques d'eau. Je contemplerai les insectes qui font la fête l'été dans une nature épanouie. Je regarderai, d'un oeil distrait, les petites filles qui jouent aux princesses.
J'ai grandi... Je me suis métamorphosée, sans m'en apercevoir, en un autre spécimen. Le peintre de la vie a ajouté à son tableau, petit à petit, de délicates touches qui m'ont fait autre.
Un jour, j'ai constaté que mes cheveux avaient poussé et que personne n'avait exigé que je les coupe.
La vie a accompli son oeuvre. La chenille s'est transformée en papillon. Celui-ci s'envole et vole au gré de sa fantaisie.
Il s'est même posé sur une épaule. Mais il n'a jamais oublié son état antérieur qui somnole, à l'affût, au fond des souvenirs. Telle cette vieille photo de classe qui sourit jaune au fond d'un tiroir.
))))))
Mahmoud Chaid m'a fait l'honneur et l'amitié de mettre en musique et d'interpréter "Roses rouges pour toujours".
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