Sélection
Et même le vent n'en a soufflé mot, appréciations de lecteurs
et même le vent n'en a soufflé mot"
Sur les bords de l' Odet
- Obtenir le lien
- X
- Autres applications
LE VENT SOUFFLE SUR LA PLAINE
Ce texte parle des peuples amérindiens, de leur lien sacré avec la terre.
Certains mots expriment la douleur et la colère face à l’histoire.
Quand je parle de « l’homme blanc », je désigne des systèmes de colonisation passés, pas les personnes d’aujourd’hui.
Écoutons. Souvenons-nous. Ressentons ce souffle qui traverse les plaines…
Le vent souffle sur la plaine…
J’entends comme un murmure.
C’est l’esprit des Indiens,
je sens sa veine…
dans les arbres et les fleurs,
ce qui vit,
ce qui meurt.
La communion secrète…
la nature est leur demeure.
Et puis j’entends les cris :
Asuya, Aponi,
Chenoa et Chilam…
leurs âmes assassinées,
et les terres volées,
celles des ancêtres.
Aigle Noir, Ours Fort…
plumes à la crête,
deviennent Oiseau Mort,
Ours Tombé,
Terre en Feu.
Les hommes blancs avides
amènent les soubresauts
d’une civilisation douce,
poétique et humaine,
dont les beaux noms portaient
la vie en harmonie.
J’entends pleurer les plaines…
gémissant avec elles…
j’empoigne dans mes mains
la terre des Indiens,
celle du génocide
de l’homme blanc stupide.
Cholena et Doli,
Bosawe et Yuma…
en vos tipis là-bas,
au monde de l’au-delà,
dans le cercle sacré…
la lumière et la paix.
Mahmoud Chaid m'a fait l'honneur et l'amitié de mettre en musique et d'interpréter "Roses rouges pour toujours".
Commentaires