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Et même le vent n'en a soufflé mot, appréciations de lecteurs
et même le vent n'en a soufflé mot"
Sur les bords de l' Odet
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SOCIETES DE COMMUNICATION ET SOCIETES DE SOLITUDE
Je me souviens
d’une séance de dédicaces,
Martin GRAY, La Maison Humaine.
Il m’avait écrit :
« Une vie sans amour n’est rien. »
Ces mots ont frappé mon cœur,
et ils résonnent encore aujourd’hui.
Aujourd’hui, je regarde les amours du net.
Sites triés, élites choisies,
seuls les corps « beaux » franchissent la grille.
Le reste ?
Invisible. Effacé. Rejeté.
Une injustice qui blesse, qui humilie,
qui transforme l’amour en privilège.
Ces sites sont des terrains de jeux.
Séduire, encore, toujours,
pour se mesurer, se rassurer, se prouver.
Je me suis mise en colère,
non contre le désir,
mais contre ceux que l’on exclut,
contre ceux qu’on prive du droit d’aimer.
Nous vivons dans des sociétés de communication
et de solitude.
Le désir est libre, mais fugace,
jetable.
Sociétés kleenex :
on prend, on jette, on disparaît.
Je pense moins, je consomme.
Je prends, je laisse, je disparais.
La règle, le grand jeu, peu importe la forme.
Illusion aux yeux, et aux bêtes la corne.
Je te plais, tu me plais,
jouons entre nos plaies.
Et pourtant…
dans ce chaos, certains cherchent encore
une présence vraie,
une main tendue,
un regard qui reste,
un amour qui ne se consomme pas.
Le virtuel révèle nos solitudes,
mais l’amour reste un droit, pas un luxe.
Mahmoud Chaid m'a fait l'honneur et l'amitié de mettre en musique et d'interpréter "Roses rouges pour toujours".
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