Sélection
Et même le vent n'en a soufflé mot, appréciations de lecteurs
et même le vent n'en a soufflé mot"
Sur les bords de l' Odet
- Obtenir le lien
- X
- Autres applications
CE QUE NOUS AVONS ETE
Je fais souvent référence au passé dans mes écrits, notamment par le biais de textes sur l'enfance.
Ce renvoi au passé pourrait être considéré comme l'expression nostalgique d'un temps révolu.
Ce qui est loin d'être le cas.
Ce que nous sommes aujourd'hui, nous le devons aussi à notre passé.
Celui-ci fait partie intégrante de notre être.
Il peut être notre ennemi, dans le cas de situations douloureuses non “réglées”, comme notre allié.
Il participe alors à la construction de notre vie.
Comprendre notre passé, saisir notre présent, nous projeter dans l'avenir :
concevoir un espace où les trois temps sont intimement liés, sans que l'un vole la place de l'autre.
Le passé, avant d'être notre passé, a aussi été notre futur, puis notre présent.
Nous sommes l’addition de tout ce que nous avons été — hier, avant-hier, au cours de notre enfance, etc.
Nous portons aussi en nous, d'une certaine manière, le vécu de nos ascendants.
Ceux-ci nous transmettent, plus ou moins consciemment, leur histoire et leurs “manques”.
Faire référence au passé est aussi une forme de reconnaissance de notre état antérieur.
Dans un processus de dédoublement, nous visualisons celui-ci, adoptons une vue panoramique.
Ce qui sous-entend qu'un chemin et une distance ont été accomplis.
C'est grâce à un passé bien intégré que nous pouvons vivre pleinement notre présent
et nous projeter, sans nostalgie, vers l'avenir.
Mahmoud Chaid m'a fait l'honneur et l'amitié de mettre en musique et d'interpréter "Roses rouges pour toujours".
Commentaires